« Je ne pensais pas l'affaire si sérieuse. Interpellé sur l'eau, je suis confié à un médecin. Encore dans l'ambiance de la régate, je me sens un peu comme celui que l'on arrête sur la route pour un contrôle d'alcoolémie.
Interrogé sur mon passé médical et sportif, je suis prié, devant témoin, d'uriner pour analyses ultérieures. Je n'oublie pas de signaler la prise quotidienne d'un médicament pour ma tension artérielle, sans pouvoir me souvenir du nom exact.
Les semaines passent. Le 11 octobre, une lettre recommandée signale ”dans mes urines, la présence d'Hydrochlorothiazide”, une substance prohibée en compétition sportive. Me voilà contraint de répondre, par un recommandé avec accusé de réception (RAR), que je prends du Cokensen, ordonnance à l'appui.
Un mois plus tard, un nouveau RAR me convoque le 30 novembre devant la Commission nationale de la FFV. Je ne m'y rends pas, mais fournis tous les documents attestant de ma bonne foi. Le 5 décembre, un nouveau RAR me signifie finalement ma “relaxe de toute poursuite disciplinaire”.
Ainsi, je n'ai pas été déchu de mon avant-dernière place au National. Mais s'il y a une morale à retenir, lorsque vous suivez un traitement, précisez-le lors de votre inscription à une épreuve, sans oublier le nom du médicament… »
Olivier Charmet